Dédicaces dimanche 10 octobre 2021

Une scène d’un de mes récits se passe « du côté de Jovilliers ». Comme je cherchais un pseudo à cette époque, je m’en suis inspiré. En retour, j’y serai ce dimanche 10 octobre pour dédicacer mon roman « Avec un peu de chance, tout ira bien ».

Abbaye de Jovilliers 55500 STAINVILLE

Salon du livre dimanche 4 juillet 2021 à Saint-Mihiel

Plusieurs fois reporté en raison de la pandémie, le 2ème salon du livre de Saint-Mihiel pourra se tenir dimanche prochain dans la halle du marché couvert.

Une occasion de rencontrer les auteurs et illustrateurs meusiens et de redécouvrir un bâtiment trop souvent méconnu dont l’architecture métallique et les ornementations rappellent les pavillons Baltard de l’ancien quartier des halles à Paris.

Photo du marché couvert : Office de tourisme « Coeur de Lorraine »

La nuit des bigorneaux

Gaby grimaça derrière son masque, montra son laissez-passer et s’engagea sur le raccourci qui descendait vers la mer. Krystel l’attendait près des transats réservés à la clientèle du luxueux Grand Hôtel. Ils se dirigèrent vers le groupe des invités répartis sur le sable humide découvert par la marée et reconnurent Erwan Le Bihan à son écharpe tricolore, entre le podium et les cabines de plage alignées en contrebas du parking. Il s’impatientait. Eddy Bradburay se faisait attendre...

Cette nouvelle vient de paraître dans la revue mensuelle des écrivains et illustrateurs meusiens.

Pour la lire, c’est ici

N’hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de votre lecture, directement sur la revue en ligne.

Photo : Pixabay.com

Couverture de la revue : Patrick Lagneau

On en parle

Une nouvelle rubrique de la revue « Connaissance de la Meuse » met en valeur des ouvrages créés par des auteurs meusiens.

Dans le numéro de mars 2021, trois auteurs sont cités :

Michel Bernard, lauréat en 2018 du prix France Télévision avec Le bon coeur (Éditions La Table Ronde) et qui vient de sortir une suite : Le bon sens

Denys de Jovilliers pour Avec un peu de chance, tout ira bien (Autoédition Librinova). Le rapprochement avec Raymond Queneau et Alfred Jarry me touche beaucoup (voir article ci-dessous).

Elka, artiste plasticienne verdunise pour Le mystère des étoiles perdues, une BD jeunesse (Éditions ATC)

Tournons la page !

Il y a un an, les voeux avaient largement surnoté 2020, c’était facile, amusant et trop tentant ! Cette fois, ils seront moins ambitieux, allez, on se recentre sur l’essentiel…

Que 2021 soit d’abord une « année ordinaire », sans fracas, une année bien gentille, aimable et souriante, avec plein de petits bonheurs semés au long des jours. On s’autorisera quand même quelques écarts, heureusement !!! Qu’elle nous réserve aussi de belles envolées, de l’inattendu qui fasse plaisir.

Et surtout, qu’elle vous garde, ainsi que vos proches, en bonne santé et vous permette de cheminer dans la réalisation de vos projets les plus chers en restant confiants malgré les contraintes dues aux aléas inévitables…

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez.

Après la guerre …

(…) Ce fut la fête pour tout le monde, même pour ceux qui n’y connaissaient rien et avaient autre chose en tête. On s’invitait partout, on s’embrassait sous les sapins, on allumait des bougies. On installa une crèche avec des vrais moutons, on grilla des merguez, ça donnait faim, ça sentait bon.

Dehors, les musiciens s’étaient installés sous leurs parasols chauffants. La délivrance avait stimulé les hormones et la vie battait son plein. Ça souriait partout sous les écharpes, ça bécotait contre les radiateurs, ça cogitait sous les bonnets et les promesses fusaient. Les enfants attendaient la neige, le Père Noël, le petit Jésus et le réveillon.

À la veille de la Saint-Sylvestre, la place du marché était noire de monde. Fricottin s’y promenait avec délices. Après le solstice, il s’était garni d’un toupet et d’une barbe généreuse. Il avait aussi changé d’identité, histoire de tourner la page lorsque la charcutière l’avait congédié pour cause d’infidélités. Il était devenu Fernand N.[1], explorateur rentré au pays pour vaincre Petsuchos. Il harponnait celles qui voulaient l’entendre et s’inventait des exploits. Il avait combattu les crocos là où d’autres n’en avaient pas eu le courage, là où ça grouillait partout. À droite, à gauche, devant, derrière. Pan ! Pan ! Partout ! Partout ! Après la parlote, il passait aux choses sérieuses. Il se faisait masser les pieds et offrir un thé.

On se pressait devant les victuailles. Le temps de distiller ses prunes pour refaire un stock, Pétronille s’était collée à la poissonnerie restée vacante après la disparition des propriétaires. Doudou avait encore grandi. Il la regardait de loin, tout ému. Il découvrait un trouble nouveau, c’était délicieux. Elle tonitruait à la ronde pour vanter la fraîcheur de sa marée. Les langoustes et les homards alignaient leurs dos rebondis au milieu des soles et des paniers de coquillages. Les huitres bourrichaient à part, près des bouteilles de blanc. On en bavait.

La charcutière arborait un collier de boudins et finissait de plumer ses chapons devant les clients. Elle était tombée en amour pour Balthazar qu’elle avait assigné aux foies gras.

Valentine faisait ses emplettes avec Rosie. Leurs paniers débordaient, elles avaient même trouvé du café, du vrai comme avant, de Guinée. Il ne leur manquait que les gâtounettes glacées pour le dessert. Gilda les accompagnait. Sa médaille de guerre brillait sous un collier neuf. Elle gambadait derrière eux et se régalait de tout ce qui tombait.

Le beau Jules avait installé son orchestre sous le kiosque à musique pour son concert du Nouvel An. On frissonnait encore un peu pour l’écouter répéter et, vive le vent, on rentrait vite au chaud.

Malgré la bonne humeur, certains tiraient triste mine. Toutes les nuits, une nuée de vieilles aux cheveux hirsutes venait les harceler. Elles leur brûlaient les pieds. Ça les réveillait ! Ils gardaient toute la journée une impression désagréable qui les empêchait de sourire. Ça les poursuivait sans cesse et partout. Ça devenait invivable et ils se demandaient ce qu’ils avaient pu faire pour mériter tout ça. Ils finissaient par trouver mais ça n’arrangeait rien.

Extrait du Roman « Avec un peu de chance, tout ira bien »

©Denys de Jovilliers

Photo : Albrecht Fietz, Pixabay.com


[1] Cf. Fernand Naudin (Lino Ventura) dans les Tontons flingueurs de Georges Lautner

Paru dans « Le Mag » de l’Est Républicain, Vosges Matin et Républicain Lorrain

Dimanche 22 novembre 2020

Le roman est disponible en librairie : Librairie Commercienne, Entrée Livres à Verdun, Didier à Nancy, L’autre rive à Nancy, La Fabrique à Bar-le-Duc, Espace culturel Leclerc à Bar-le-Duc, Maisons de la Presse de Saint-Mihiel et de Ligny-en-Barrois.Sinon sur commande de préférence chez votre libraire de proximité, à défaut sur les plateformes de commande en ligne.Existe aussi en version eBook, Kindle, …

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